SOS  Sacré Coeur

L'église n'a pas toujours été entretenue par son propriétaire malgré les dons versés par Usinor
et les Houillères pour le maintien en bon état de l'édifice.

Le diocèse a en effet engrané des millions de Francs jusqu'à  la fermeture des sites industriels denaisiens,
les puits de mines et la siérurgie en 1980. De nombreux autres donateurs ont fait preuve de générosité,
certains ayant fait don de leurs biens, mème partiellement, au moment de leur décès, directement
ou par voie notariale, spécifiquement attribués à  cette église.

L'église du Sacré-Coeur n'a pas vu toute la couleur de cette manne. Alors lentement,
commence la dégradation de l'édifice.

Les dépenses d'entretien et de réparation deviennent de plus en plus importantes faute d'avoir engagé
les travaux nécessaires au fil du temps.
En outre, la majestueuse flèche du clocher a été démolie pour des raisons techniques.

L'église portait en elle une faiblesse : le mépris, né d'une  rivalité de clochers  ! C'est humain dira-t-on.

De plus, les petites flèches latérales ont été démontées, et des tuiles rouges ont été cimentées pour recouvrir
les murs mis à  nu. Le travail a été visiblement mal fait puisque certaines se sont détachées et sont tombées
sur le trottoir longeant l'église. La rumeur grondait : l'église tombe en ruines !

Il est clair que le manque d'entretien a accéléré le déclin ; les dégradations naturelles causées par le temps
gagnent toiture, chéneaux, pierres, vitraux, système de chauffage. Tout est plus ou moins dégradé comme
une maison non entretenue. Mais rien n'est vraiment atteint.

Si l'édifice est encore debout aujourd'hui, il faut le reconnaître, c'est en raison de la qualité de sa construction.
Vous pouvez le constatez par le diaporama dont les photos sont de Novembre 2010.

L'entretien des appareils de chauffage n'étant pas fait, comme le signale le carnet d'entretien, la commission de
sécurité relève cette anomalie et enjoint le diocèse à  réaliser les travaux : révision de la chaudière, et pose d'une
alarme de type 4, bouton poussoir avec sonnerie à  une sortie de secours. Nous sommes au 4 ème trimestre 2007.
A la fin décembre 2007 avait lieu la dernière messe à  l'église du Sacré-Coeur de Denain. Depuis elle est fermée
A  l'initiative du diocèse pour des raisons de sécurité en apparence, car quelques centaines d'euros auraient suffit
pour maintenir le lieu de culte.

La pluie est l'élément naturel qui a causé le plus de dégâtts. Quel édifice n'aurait souffert de l'infiltration des eaux
et de l'humidité ? Le chêneau du petit versant droit est abimé et bouché.
Le résultat ne se fait pas attendre  :
l'eau s'infiltre à l'intérieur le long du mur et détériore peintures et ornements sculptés.
Des morceaux de ces sculptures jonchent le sol.

Pour le diocèse, cela suffit à  déclarer l'église dangereuse et à  la fermer au public.

Nous contestons cette décision car elle est non fondée et injuste.

En é©alité, l'église du Sacré-Coeur de Denain a besoin d'une mise hors d'eau efficace : un devis a été demandé
en Septembre 2010, les travaux sont estimés à  33000 euros ¬. Les autres travaux urgents sont la mise aux normes de
sécurité, soit l'entretien de la chaudière et le système d'alarme.
Le reste des dépenses peut être étalé dans le temps,
tandis qu'un travail de recherche de partenaires financiers contribuera à  boucler le financement de l'opération.
Il faut se donner du temps.


ELEMENTS D'ANALYSE DU DIAGNOSTIC RELATIF A L'EGLISE DU SACRE COEUR

L’archevêché a décidé en 1876 d’engager la création de l’église Sacré cœur, conscient de sa nécessité
pour la vie des quartiers à Denain.

La Compagnie des Mines d’Anzin a offert un premier terrain, tandis que Monsieur l’Abbé DELCAMBRE obtenait un
second terrain jouxtant le premier.

En 1896, vingt ans plus tard, le capital est réuni, une souscription est lancée en 1900 et ce sera le 11 Juin 1901
que la première pierre de l’église du Sacré Cœur sera posée.

En 1979, la grande flèche et les petites flèches du clocher étaient supprimées pour des raisons de sécurité.
En 1998, des travaux urgents sont effectués : couverture, vitraux, cloche et console.
Cette même année, l’installation électrique a été mise en conformité.
L’analyse du diagnostic et du devis qui en résulte concernant l’église Sacré Cœur à Denain, appelle les observations suivantes.
En 2008, le Diocèse de Cambrai demande à la société SECA Ingénierie à Valenciennes d’établir un diagnostic complet de l’église
du Sacré Cœur, dont l’état se dégrade.
 

Les conclusions sont intéressantes tant au fond qu’en la forme.

Le montant des réparations nécessaires a été estimé à 1 818 450 € hors taxes.
Eu égard à l’importance de ce budget, compte tenu des faibles ressources du Diocèse, il faut s’interroger tout d’abord
sur l’absence
  d’autres diagnostics concurrents, et cela, sans douter du sérieux qui entoure la réalisation du devis.
En effet, le travail réalisé par Seca Ingénierie est de haut niveau, conforme à sa démarche Qualité certification ISO 9001.
Le diagnostic s’articule en deux parties : la première porte le titre de ‘renseignement généraux’ et livre des informations intéressantes
sur l’histoire notamment
et sur l’évolution de la structure avec photos à l’appui, mettant en évidence le niveau de dégradation.
La deuxième partie s’intitule ‘diagnostic technique’. Elle aborde chaque corps de métier et comprend à chaque fois 4 sous-parties
qui décrivent
la nature de la construction, le diagnostic, les préconisations et l’estimation du coût des travaux.

---) Infrastructure et structure :

Les appuis et les linteaux sont à reprendre.
Remise en état de la statue du Sacré Cœur.
Le versant latéral droit de la Nef et du Cœur est recouvert de tôles de bardage posées sur la toiture existante en ardoises losanges 40x40.
Ces bacs en acier sont maintenus au moyen de liens en câbles d’acier repris sur les chevrons. 

 ---) Couverture :

La couverture des deux versants collatéraux est en zinc posé sur voliges : les raccords sur murs sont en mauvais état.
Traitement fongicide et insecticide des charpentes et planchers bois.
Nettoyage des chêneaux et mise hors d’eau de l’édifice. 

---) Menuiseries

Equipement de barre anti panique des portes de secours avec ferme porte.

---) Vitraux

Réparation et remplacement des vitraux.
Remplacement des grillages de protection. 

---) Sols intérieurs

Scellement au mortier de certaines marches.

---) Plâtreries Murs Plafonds

Les enduits sont à reprendre avec hydrofuge

---) Peintures

Brossage des murs et remise en peinture.

---) Electricité

Reprise et réfection de l’armoire électrique et de son alimentation
Remplacement des installations obsolètes et non conformes. 

---) Chauffage Plomberie

Voir si conformité avec les réglementations en vigueur pour les édifices publics.

---) Sécurité Incendie

Voir si conformité.
Réaliser une rampe pour les PMR 

La liste des travaux incontournables reste importante mais moins qu’il n’y paraît.
Cela s’explique par le non remplacement d’éléments qui ont été certes préconisés, mais qui ne présentent pas un caractère urgent voire
dangereux pour le public.

La toiture par exemple peut faire l’objet de réparations sérieuses, la mise hors d’eau ne passe pas forcément par le remplacement
des moyens d’évacuations des EP.

La rénovation des murs extérieurs est dans la même logique : le sablage et le rejointoiement n’est pas indispensable, même s’il faut
sceller quelques briques.

Le devis comporte par ailleurs dans les tableaux d’estimation des coûts, des indicateurs de degré d’urgence allant de 1 à 4.
Il semble que certains postes indiqués à 1 auraient pu être codifiés à 2 (court terme 5 ans), à 3 (moyen terme 10 ans) ou 4 (long terme 20 ans).
Cela signifie que le devis intègre des travaux qui pourraient être étalés dans le temps. 

Enfin, il est observé que la dégradation de l’édifice est surtout due à un manque d’entretien caractérisé, et qu’elle nécessitera un gros effort
de nettoyage et d’évacuation des déchets.

Le diagnostic se veut bien souvent élogieux  en décrivant une construction solide et de bonne qualité, et qui a finalement bien traversé le temps,
en dépit d’un manque d’entretien notoire,

dont elle a souffert au fil des années. Les photos présentes dans le rapport confirment cela.
Les photos prises début avril 2010, mettent en évidence une belle architecture dont l’état général est en contradiction avec le projet de démolir
un tel patrimoine.

Le rapport nous rappelle que les briques de cet édifice proviennent de la démolition des bâtiments de la fosse d’Orléans et que les gamins du
quartier ont été embauchés pour décrotter les briques qui seront utilisées pour la construction de l’église du Sacré Cœur.

Un devis et non plus un diagnostic, pourra mettre en lumière une estimation réelle de travaux importants certes, mais il contribuera probablement
à écarter les travaux inopportuns à bien des égards. Cet autre devis aura une autre vision : celle de distinguer clairement ce qui doit être fait
immédiatement de ce qui devra être fait plus tard pour permettre aux fidèles de retrouver le chemin de cette église au plus vite.
Et comme le temps c’est de l’argent…, il fera le reste en ce sens que de futurs mécènes auront à cœur de poursuivre le travail.

Il faut aussi vivre dans l’espérance !
L’important est de créer une dynamique de fréquentation et non d’abandon : seule la première est positive car elle rappelle que les
hommes sont les pierres de l’église.

Nous sommes l’Eglise.  

                                                                                  Le Président
                                                                                  Antonio Notarianni


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